COLLECTIF DE SOUTIEN À ALTERNB


Ce site ne sera plus mis à jour à partir du 13 novembre 1999, date du bilan définitif de la collecte en soutien à Altern, et tant que d'autres problèmes ne sont pas signalés. Au-delà de l'affaire Altern, la question de la responsabilité des fournisseurs Internet devient inscrite dans la législation. D'autre part, les principaux membres du collectif de soutien (IRIS et R@S) poursuivent avec d'autres leurs actions en faveur de l'Internet non marchand et solidaire, qui tient ses deuxièmes Assises le 27 novembre 1999 à Paris.

comité Altern  Défaite de l'Internet

Ce Site Altern Solidarité est géré par Meryem Marzouki .
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SOMMAIRE
Avant tout : AlternB s'explique et organise sa défense
Le collectif : raison d'être, objectifs, membres, fonctionnement
Agir : collecte - réunions - présence aux procès - pétitions - lettres -  Sites en berne pour affirmer la « défaite de l'Internet » - affichage Web - Webring
S'informer : Réactions des mouvements politiques et des syndicats - revue de presse - communiqués de presse - listes d'information et de discussion - historique des messages du collectif
Autres sites : AlternB -  Défaite de l'Internet - 80 liens sur l'affaire Altern - Outils pratiques pour le soutien à Altern.org
[NB. Certaines URL supprimées, les adresses ne répondant plus, puisque le nom de domaine defaite-internet.org n'a pas été conservé par les personnes à l'origine de cette initiative.]


RÉACTIONS DES ÉLUS, DU GOUVERNEMENT, DES MOUVEMENTS POLITIQUES ET DES SYNDICATS
La forte mobilisation, et la large médiatisation sur l'affaire commencent à porter leurs fruits, à savoir sortir cette affaire du « microcosme » Internet. Réactions des élus, du gouvernement, des mouvements politiques et des syndicats.

(Ce texte provient du site de l'Assemblée nationale)


LIBERTÉ D'EXPRESSION SUR INTERNET

M. Yves Cochet - Monsieur le ministre de l'économie et des
finances, le 10 février, le responsable d'un service
d'hébergement sur Internet a été condamné par la cour
d'appel de Paris à 405 000 F d'amende pour avoir hébergé un
site montrant des photographies non autorisées d'Estelle
Halliday (Exclamations sur les bancs du groupe du RPR, du
groupe UDF et du groupe DL).

Je vous en prie.

Cette condamnation est inique à un double titre. D'une part,
on rend responsable du contenu d'un site un intermédiaire
technique chargé de véhiculer des informations. D'autre
part, compte tenu du montant de l'amende, on traite comme le
directeur d'une publication lucrative le responsable d'un
service d'hébergement gratuit.

Pour protéger l'Internet non marchand et la liberté
d'expression, il faut refuser la mise en cause des
intermédiaires techniques, l'obligation de déclaration des
sites et la disparition des services d'hébergement gratuits.

Quelles mesures comptez-vous prendre pour éviter que des
prestataires soient tenus responsables de contenus dont ils
ne sont pas les auteurs ? (Applaudissements sur les bancs du
groupe RCV, du groupe UDF et sur quelques bancs du groupe
socialiste)

M. Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'économie, des
finances et de l'industrie - S'il n'appartient pas au
Gouvernement de commenter une décision de justice, il est de
sa responsabilité d'éclairer notre avenir.

Internet est un grand enjeu de société. Son développement,
porteur d'innovation et d'emploi, va donner une nouvelle
forme à la liberté d'expression.

Mais qui dit liberté dit aussi responsabilité.

Un "hébergeur" permet aux utilisateurs d'accéder à un très
grand nombre de sites : 40 000 dans le cas que vous citez.
Il lui est évidemment impossible de connaître le contenu de
chacun. Il faut pourtant qu'il y ait un responsable.

On peut comparer l'hébergeur à France Télécom, qui n'est pas
responsable du contenu des conversations téléphoniques mais
est capable, si la justice le demande, d'indiquer l'origine
d'un appel.

De même, l'hébergeur ne doit pas être tenu responsable, mais
il faut qu'il nous aide à combattre les violations de la
loi, le terrorisme, la pédophilie.

Une directive en ce sens est en préparation à Bruxelles. Si
elle est publiée rapidement, la France la transposera ;
sinon, nous devrons légiférer de manière à garantir la
sécurité des personnes et la liberté d'expression
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, du
groupe communiste et du groupe RCV).

(dernière mise à jour le 18/12/2004)
Site sous la responsabilité éditoriale d'Iris - Actualisé selon les décisions du collectif de soutien